
La microfinance
La microfinance, terme utilisé pour désigner les services bancaires ou financiers accordés aux clients pauvres ou à faible revenu, vise à réduire la pauvreté. C’est également une activité rentable. Les microentrepreneurs empruntent aux taux du marché et leur taux de remboursement est meilleur que celui des emprunteurs de la plupart des banques commerciales (97% en moyenne).
Le secteur est en train de s’étendre en offrant des produits d’investissement conformes à la charia aux communautés qui sont réticentes à utiliser des instruments financiers conventionnels. La microfinance est basée sur l’utilisation d’instruments de financement à court terme, à petite échelle et renouvelables ainsi que sur la responsabilité de groupe. Ces caractéristiques sont particulièrement adaptées à l’univers de la finance islamique où le souci d'équité sociale se reflète dans le principe de « non-exploitation » et d'aide aux nécessiteux. Par ailleurs, l’assurance islamique ou les produits de garantie mutuelle s’inscrivent dans le droit fil de la responsabilité mutuelle. Par conséquent, les organismes de microfinance peuvent utiliser des produits de financement islamiques pour proposer des prêts et d’autres services financiers afin de promouvoir l'accès aux services financiers.
La législation luxembourgeoise offre un cadre particulièrement attractif pour les véhicules d’investissement en microfinance qui peuvent être structurés sous forme d'OPC, de SICAR, de FIS ou de véhicules de titrisation. Ces véhicules peuvent être utilisés pour construire des fonds de microfinance respectant les principes de la charia.
La microfinance fait partie intégrante des activités financières au Luxembourg et bénéficie du soutien du gouvernement. Le Luxembourg est le premier domicile européen pour les véhicules d'investissement en microfinance réglementés et répond aux critères qui devraient lui permettre de devenir un centre important pour le financement des placements en microfinance conformes à la charia.
